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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 21:07

de Gérard Cousin

La toile internet provoque parfois quelques rencontres magiques.

Gérard  m'a fait l'honneur de me remettre quelques textes poétiques provenant de ses deux derniers recueils, dont le dernier est à paraître.

Tous deux sont dédiés à ses petits enfants.

Avec son accord, c'est avec plaisir et fierté que je vous fais partager quelques unes de ses poésies, en espérant qu'elles feront la joie de vos élèves.

Pour Gérard, que je ne remercierai jamais assez, n'hésitez pas à lui laisser un message. Je suis certaine qu'il appréciera.

 

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L’âne qui s’enfuit à travers les dunes a perdu ses sabots de vent.

I               a            p

l                             l

                             u

La fée a fermé les volets des rêves verts.

Il a plu sur le murmure des forêts.

Il a plu sur la sève et la lumière.

Il a plu sur la vitre de l’été.

Dans l’anthologie de poèmes pour enfants « Plein la musette »

Edité par la Maison de la poésie Nord-Pas-de-Calais

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Petit matin de petite pluie,

on apprend par cœur

le chant d’un fruit à venir.

Le ciel prend patience

et plie soigneusement

les dernières nattes de la nuit.

Le regard s’invente un chemin

plus blanc qu’entre les mots.

Des parfums mitonnent

dans les mains du printemps.

L’hirondelle passe

qui tire le soleil…un rêve.

« Matinales » 2008

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Tu te frottes les yeux ,

des restes de rêves s’envolent

et investissent les voix du monde.

Tu cernes ce silence différent,

ce souffle dans les prèles.

Tu t’arrêtes pour savoir

et suspends ton geste

mais ce n’est que ton cœur

qui frémit de rosée.

« Matinales »

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Tu t’émerveilles d’un rien. .

Tu t’émerveilles de tout,

de la rondeur de la pomme,

d’un mot regorgeant de voyelles,

de la fidélité des heures,

de la patience de l’épeire,

de l’ouvrage tremblant de ses passerelles

entre les roses.

Une poignée de pâquerettes

et de boutons d’or

où bat un coquelicot

te fait un bouquet de reine.

La lune t’offre son diadème.

Tes petites joies ont quelque chose d’infini.

« Picorer les étoiles » à paraître

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Voilà que tu fermes les yeux,

les heures d’été ont fait leur œuvre.

Tu écoutes encore un instant,

l’eau désaltérante des voix

qui t’ont guidé tout ce jour.

Leurs mots ont trouvé leur place

au chaud de ton cœur

Ils mûrissent la magie du prochain matin.

La nuit éclaire aussi le songe des oiseaux.

.

« Picorer les étoiles »

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Déjà tu appelles les choses

Tu sais les mots qu’on lit dans les yeux,

dans l’odeur, passagère des pluies.

Les mots qui mûrissent

dans la paume des matins.

Des mots de première neige

et des mots de dernière pomme.

Des mots de miel et de poème.

Des mots de semailles

Des mots de peu,

des mots de tout.

Des mots pour savoir

inédit

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Published by Grenadine - dans POESIES
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